Les faux-Dominants – Partie I – Les signes

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Cet article que je souhaite écrire depuis un petit moment maintenant, me vient des nombreuses questions que je reçois sur CuriousCat et en DM. J’ai mis du temps à le mettre en place car je le pensais, à tort, moins intéressant que les autres, plus descriptifs de mon lifestyle.

Pourquoi moins intéressant ? Parce que je pense qu’une partie de ma communauté est simplement curieuse mais pas nécessairement impliquée dans le D/s ou même dans le BDSM au sens large du terme. Jusqu’ici, j’avais l’impression de répondre à une demande d’informations génériques sans réelle velléités de pratiques.

Cependant, je pense m’être trompée, et si mon objectif est bien d’éduquer alors cet article est non-seulement intéressant mais aussi nécessaire. Il concerne tout le monde, car si vous n’êtes pas impliqué(e) ou intéressé(e) dans la pratique du BDSM, peut-être connaissez-vous des gens qui le sont, peut-être pourrez-vous transmettre ces conseils à d’autres, et peut-être comprendrez-vous mieux l’immense différence qui existe entre l’abus et le BDSM.

Je ne voulais pas faire un article à l’arrache, alors j’ai pris mon temps.

Cependant une sorte d’urgence s’est imposée à moi. Aux Etats-Unis, un YouTuber du nom de BegforJay a provoqué des frissons dans la communauté BDSM en profitant de son statut de Dominant pour abuser des jeunes femmes soumises.
Brittany Simon, éducatrice BDSM américaine a diffusé il y a quelques jours une vidéo  expliquant clairement les agissement de cet homme avec preuves et témoignages à l’appui.
Les témoignages de certaines de ces femmes sont choquants et profondément tristes, j’y ai constaté un manque terribles d’outils pour comprendre la différence entre un Dominant et un abuseur.

En effet, Begforjay a pris soin de ne prendre sous son aile démoniaque que des soumises débutantes et peu informées. Il s’est placé auprès d’elles comme un Dominant confirmé, leur donnant un âge bien supérieur au sien (entre 32 et 37 ans alors qu’il a en réalité 23 ans) pour pouvoir se servir d’elles à sa guise, utilisant sa chaîne YouTube comme gage de ses qualités de Dominant. Il a envoyé certaines d’entre elles à l’hôpital et a fait beaucoup de cicatrices psychologiques aux autres.

Écoeurée d’entendre ces histoires et constatant une recrudescence de jeunes femmes venant me demander comment trouver un Dom ou comme être une bonne soumise, j’ai décidé de faire cette article au plus vite.

Voici donc les signes qui ne trompent pas, lorsqu’on a affaire à un faux Dominant.

Les signes extérieurs

Le langage : l’absence d’humilité, le manque de respect, les promesses

L’ego sur-dimensionné

La première chose qui permet de reconnaître un faux Dominant lorsque vous le rencontrez pour la première fois c’est son langage, à la fois corporel et verbal.
Un faux Dominant a beaucoup d’ego, il sait tout, a tout vu, tout fait, prétend satisfaire chacune de ses partenaires sans le moindre effort. Il est par-fait. Elles lui lui ont toutes dit (mais ne sont pas là pour en témoigner) il est le Dominant dont tous les soumis du monde rêve.

Oui, les Dominants ont de l’assurance. Ils ont confiance en eux et c’est plutôt bon signe (comment faire confiance à quelqu’un qui n’a pas confiance en soi ?) mais ils ne sont pas vantards, ne parlent pas en vain et ne se présentent pas comme des super-héros. Souvenez-vous que quelqu’un qui a vraiment confiance en lui n’a pas besoin d’en parler toute la journée et ne passe pas son temps à essayer de prouver qu’il est bien, puisqu’il le sait.

Le manque de respect

Une autre chose qu’un faux Dominant fera très souvent en pensant que ça le rend plus crédible : le manque de respect.
Malgré le fait que la composante de certaines dynamiques D/s implique l’humiliation, toutes les activités BDSM sont faites dans le respect du partenaire. Tout simplement parce que toute humiliation, tout “manque de respect” apparent est en réalité négocié, discuté, consenti.
Le premier manque de respect flagrant est pour le faux Dominant de considérer une soumise ou une bottom comme SA soumise SA bottom. Le fait d’être soumise ne signifie JAMAIS être soumise à tous les wannabe Dom du monde. Un faux Dominant aura tendance à considérer qu’une soumise est une chose qui lui appartient, alors même que rien n’a encore été négocié en ce sens.

Il va aussi avoir tendance à vous couper la parole, diminuer vos propos, faire comme si vous n’y connaissiez rien ou que vous avez mal compris. Il va parler de lui, tout ramener à lui, sans cesse, à SA vision de la domination et de la soumission, à comment ça marche avec lui, à comment vous allez devoir vous plier à lui de telle ou telle manière etc.

Le deuxième manque de respect débutera avec une relation consentie. Une soumise décide de se soumettre au faux Dom et se fait ensuite traiter comme si elle ne valait rien. La soumission est précieuse. Elle a de la valeur, si un Dominant n’est pas capable de reconnaître et de chérir cette valeur, alors il n’est pas un Dominant. Il ne faut jamais oublier qu’un Dominant ne peut dominer s’il n’a pas le cadeau la soumission offerte en plein consentement par sa soumise.

Le troisième manque de respect est envers ses autres partenaires / soumises. Le faux Dominant va manquer de respect envers ses autres relations (réelles ou inventées) pour tenter de faire croire à la soumise à laquelle il parle qu’elle est “spéciale” et “unique” et que les autres sont “nulles” à côté d’elle. Dites-vous que quelqu’un qui trashtalk une personne (que vous la connaissiez ou non), fait probablement la même chose avec vous auprès de quelqu’un d’autre.

Les Promesses

Finalement, un faux Dominant va faire de nombreuses promesses mirobolantes pour attirer une soumise. Il va la traiter exactement comme elle le souhaite, il va promettre des choses quasiment irréalisables (être présent 24/7, ne jamais faire d’erreur, être capable de répondre à tous les désirs de la soumise…) dans le but d’envoyer une image à la soumise qui va se dire “waow, c’est exactement ce que je recherche, go.” Dans la plupart des cas, le faux Dominant sera incapable de répondre à ces standards qu’il a promis, tout simplement parce qu’il n’a jamais eu pour intention au départ de respecter cela. Rappelez-vous que la seule chose qu’un Dominant puisse promettre c’est de faire de son mieux pour vous protéger et prendre soin de vous. Il va ESSAYER, de tout son coeur, dans la mesure de ses capacités, il ne PEUT rien promettre d’autre.

On reconnaît un faux Dominant au fait qu’il va toujours rebondir sur ce que vous dites. Vous n’aimez pas les menottes ? de toute façon, lui non-plus. Vous voulez des rituels ? Il n’imaginait pas votre relation sans cela ! Vous adorez le needle play ? Ca tombe bien ! c’est un expert. S’il n’initie jamais des propositions, s’il ne fait que suivre votre voie : c’est un faux Dominant.
Attention, je ne dis pas que c’est impossible de tomber sur quelqu’un qui vous correspond parfaitement (j’ai personnellement trouvé quelqu’un qui correspond à peut-être 90% de mes kinks), mais c’est improbable, et c’est forcément faux si ce n’est pas spontané.

 

L’aftercare

Un autre moyen de repérer un faux Dominant est dans son rapport à l’aftercare.
L’aftercare est ce moment après une scène où le Dominant offre à sa soumise les soins et les dispositions dont elle a besoin pour se sentir le mieux possible. Toutes les scènes ne sont pas difficiles, mais certaines nécessitent que le Dominant rappelle à sa soumise qu’il est là pour elle, qu’il veut son bien-être et son bonheur et pas simplement se faire plaisir puis abandonner la soumise en l’état.

Des discours comme “Par contre, moi, l’aftercare je suis pas trop pour” ou “Je pense que l’aftercare ça ne sert à rien, si tu as confiance en moi tu n’en auras pas besoin” etc. sont des attitudes extrêmement représentatives d’un faux Dominant.

 

L’absence

Le faux Dominant est aussi souvent absent.
Etre le Dominant de quelqu’un, prendre une soumise sous sa protection, c’est être présent pour elle dans le cadre négocié de la relation. S’il est prévu qu’entre le Dominant et sa soumise il y ait des conversations quotidiennes ou hebdomadaires, s’il est prévu que le Dominant aille voir sa soumise, alors le Dominant doit s’acquitter de cela.
Un faux Dominant sera souvent aux abonnés absents, et pour cause, il est probablement en train d’essayer d’accumuler autant de soumises que possible, il a peut-être simplement la flemme, il n’est pas présent, il n’est pas engagé.
Un Dominant s’implique dans sa relation, et sait à quel point il peut être psychologiquement très éprouvant pour une soumise de ne pas avoir de nouvelles de son Dominant pendant plusieurs jours.

La tromperie

Le faux Dominant trompe peut-être une partenaire. Il est en situation d’adultère et parfois même l’assume totalement. Il va se plaindre de sa copine, elle ne le comprend pas, elle ne veut pas prendre part à tel ou tel kink, elle est coincée et frigide… Mais bon il ne la quittera pas pour vous quand même, parce que c’est sa copine.

Cela brise tout simplement une règle du BDSM : la relation doit être saine ! Une relation basée sur le fait de mentir à quelqu’un d’aussi important qu’un partenaire de vie n’est pas saine.

Un faux Dominant aura aussi aucun mal à accepter que vous mentiez à quelqu’un d’autre de votre côté (et donc d’être “l’amant”).

L’apparat

Le faux Dominant pense que pour être un Dominant il faut ressembler à Christian Grey (probablement parce que c’est la seule référence qu’il a concernant le BDSM). Il prétendra porter un costume trois pièces tous les jours, il se voudra un peu froid, un peu distant, se prétendra millionnaire malgré ses 22 ans.
Un Dominant est un Dominant quoi qu’il porte, qu’il soit en caleçon, en queue-de-pie ou en jogging, l’habit ne fait pas le moine ! Un Dominant qui croit que sa tenue vestimentaire ou son niveau de vie est une preuve de sa légitimité en tant que Dominant n’a tout simplement rien compris au lifestyle.

Le domfrenzy

Le domfrenzy est une étape par laquelle passe certains Dominants débutants. Il faut se méfier de cela car c’est potentiellement quelque chose d’inconscient.
La Domination c’est tout nouveau pour lui et il veut TOUT faire, TOUT tester au moins une fois, tout expérimenter, être capable de tout, de trop finalement.

Quand on commence dans le BDSM on ne se lance pas dans du bondage ultra-complex couplé à une séance de knife play impliquant de la cire chaude. On fait les choses par étape, on apprend au fur et à mesure.
Fuyez un Dom qui vous ferait une très très longue liste des choses très compliquées qu’il voudrait vous faire faire.
“Je voudrais que tu sois mon esclave 24/7 et que tu vives dans une cage, que tu dormes avec une cagoule toutes les nuits et que tu te prennes 100 coups de fouets par jour.” Même si on peut imaginer que c’est un fantasme “idéal” tout à faire kinky et adorable, un vrai Dominant sait qu’une relation D/s prend du temps, et si des objectifs peuvent être fixés, leur réalisation ne peut être immédiate.

Le domfrenzy est extrêmement dangereux, c’est un état d’esprit qui peut amener à ignorer les règles de sécurité de base (par exemple : oublier de mettre en place un safeword non-verbal pour une scène ou la soumise est bâillonnée, si bien qu’elle va subir une scène extrêmement traumatisante sans pouvoir l’arrêter)

Les signes subtils

Le refus d’apprendre

Le faux Dominant, comme il sait TOUT, ne veut pas apprendre. Pas question pour lui d’ouvrir un bouquin ou un blog, pas question de prendre un mentor, et HORS DE QUESTION de recevoir les conseils d’une personne qui serait soumise !
Le faux Dominant refuse d’apprendre alors que tous les Dominants passent leur temps à apprendre. Que ce soit techniquement apprendre à préparer et exécuter certains actes BDSM ou apprendre la meta-communication, le langage corporel de l’autre et les conséquences que peuvent avoir certains actes sur certaines personnes, les Dominants, les vrais, se renseignent toujours.

Même le Maître d’un donjon réputé d’une cinquantaine d’année continue d’apprendre et de s’informer, tout simplement parce que cela fait partie du rôle.

Le faux Dominant refuse de se remettre en question, de faire une quelconque introspection.

Les manipulations

Manipulation autour de la confiance

“Punishment for not trusting Daddy” c’est ce que Begforjay disait à ses soumises lorsqu’il les punissait violemment quand elles lui faisaient part de leurs doutes.
Vous avez le droit d’avoir des doutes. C’est une relation de confiance, s’il y a un moment où vous doutez du bien-fondé d’une décision, si vous avez peur, si vous n’avez pas envie de pratiquer quelque chose etc (toute raison est valable pour avoir des doutes, même l’absence de raison), il faut pouvoir en parler à son Dominant sans crainte d’être punie pour avoir exprimé ses angoisses, ses doutes, ses craintes.
Un Dominant prendra cela comme une remise en question nécessaire, un faux Dominant prendra cela comme un affront qu’il faut punir sévèrement.
La punition pour “défaut de confiance” est une chose qui n’existe pas dans une relation D/s.

Une autre manipulation autour de la confiance que peut faire un faux Dominant c’est celle de forcer le consentement à une activité argumentant que “tout va bien, fait moi confiance, tu dois avoir confiance en moi”.

La confiance ça ne s’ordonne pas, ça n’est pas une règle. Aucun vrai Dominant de donne comme règle à sa soumise “tu devras toujours me faire confiance”, ce serait comme ordonner à quelqu’un “tu m’aimeras jusqu’à la fin de tes jours” ou “tu ne devras jamais être triste”.

Et ce genre de manipulation peut amener des choses terribles.

BegforJay a par exemple ignoré complètement les craintes de l’une de ses soumises concernant les plug anals, alors même qu’elle s’était renseignée et avait pris des conseils extérieurs, il lui a ordonné de lui faire confiance et elle a à présent des séquelles irréparables, extrêmement douloureuses car sous couvert de la “confiance” il a pratiqué une activité qu’il ne connaissait pas.

Le gazlighting

Le gazlighting est une pratique très courante dans la manipulation. Il s’agit d’amener une personne à questionner sa propre vision de la réalité, au point que cette dernière se demande si ce qu’elle a vu, entendu ou cru est vrai ou non.

Le but de cette pratique et de retourner la personne qui présente des doutes ou fait part de reproches contre elle-même en la poussant à remettre en question sa santé mentale ou sa façon d’agir.
Prenons l’exemple d’une soumise qui aurait l’habitude de parler avec son Dominant tous les jours.
Du jour au lendemain, le Dominant cesse de répondre pendant plusieurs jours. Quand il revient, la soumise lui fait remarquer qu’elle s’est sentie mal pendant toutes ces journées d’absence et qu’elle ne comprend pas ce qu’il se passe. Le faux Dominant va lui répondre “Mais tu savais très bien que c’est ce qui allait se passer, tu m’as même dit que c’était d’accord ? Pourquoi tu me dis ok si c’est pour me le reprocher ensuite ?”. Avec assez d’aplomb et face à une personne qui n’a pas trop confiance en elle (et trop confiance en son faux Dominant), il est facile de faire croire à quelqu’un qu’il a simplement oublié quelque chose.

Le gazlighting ça n’existe pas que dans le BDSM (c’est ce que font les gens qui disent à leur partenaire qu’il ou elle est “parano” de penser qu’il ou elle est trompée alors même que c’est le cas), vous en faites peut-être inconsciemment.
Ceux qui le font consciemment sont de gigantesques manipulateurs qui peuvent causer énormément de tort.

Les faux Dominants utilisent souvent le gazlighting pour se tirer en toute impunité de toutes sortes de situations, en déformant la réalité de sorte que leur soumise finisse par penser qu’il a raison.

La perversion narcissique

Comme le gazlighting, la perversion narcissique a sa place à l’extérieur du BDSM. Un faux Dominant pervers narcissique ne va jamais gratifier les efforts de sa soumise, il va apparaître aux yeux de tous comme quelqu’un de tout à fait correct mais va utiliser de nombreuses techniques perverses dans le quotidien pour détruire psychologiquement la soumise.
N’oubliez pas qu’une soumise n’est pas dépendante de son Dominant, si le Dominant veut pousser à la dépendance c’est malsain et contre-productif.

Le mensonge : par omission et par détournement

Le D/s c’est de la confiance, la confiance aboli donc toute possibilité de mensonge. Certaines personnes mentent, purement et simplement, elles disent le contraire de la vérité. Mais d’autres sont plus sournoises que cela, afin de garder, en quelque sorte, la conscience tranquille.
Un faux Dom ne va pas mentir à proprement parler, il va détourner l’attention de la question, omettre de parler de certains détails ou répondre indirectement à des questions.

Par exemple “Est-ce que tu as d’autres soumises en même temps que moi ?” “Non, je n’en ai pas en même temps”. Quand on met face le faux Dominant à son mensonge, en découvrant qu’il a en réalité d’autres soumises il dira “Ce n’est pas en même temps, c’est pendant des moments séparés des moments où je suis avec toi, donc techniquement, ce n’est pas en même temps”.
Jouer sur les mots, faire semblant de ne pas comprendre, le faux Dominant excelle dans l’art du détournement pour tenter de jouer sur le quiproquo et basculer ensuite sur du gazlighting (“Je t’ai toujours dit la vérité, je ne t’ai jamais menti, tu m’accuses à tort de choses que je n’ai pas faites !” )

Le jeu de la zone grise

Dans le BDSM il n’y a pas, comme dans le monde vanille, de “zone grise du consentement”. Le consentement est central dans le lifestyle, il est le point de départ de toutes les conversations de négociation de la relation avant et tout au long de celle-ci.

Un faux Dom ne souhaite pas négocier, il préfère que les choses restent floues de manière à ce qu’il puisse manipuler cette zone grise pour en faire ce qu’il veut.

Un faux Dom va ignorer le malaise exprimé d’une soumise, il ne va jamais s’assurer que tout est toujours okay, il va volontairement fermer les yeux sur l’évidente réticence d’une partenaire etc…
Un faux Dom n’écoute pas les safewords.
Un faux Dom va pousser vers vos hard-limits en essayant de faire en sorte que vous ne vous en rendiez-compte qu’au dernier moment.
Un faux Dom peut être est un abuseur sexuel, un violeur.

Faites attention à vous. Le D/s ce n’est pas une chose à prendre à la légère, c’est un choix de mode de vie négocié entre deux adultes consentants qui souhaitent ne jamais cesser d’apprendre.

Il y a une multitude de chose à savoir, d’introspections à faire, d’expérience à vivre avant de pouvoir prétendre prendre la responsabilité de la santé physique et mental d’une personne qui se donne à vous, qui vous fait confiance pour faire d’elle quelqu’un de plus fort, de meilleur.
C’est plus fort que de l’amitié ou de l’amour, ce n’est pas une question de sentiment, c’est une question vie ou de mort, de morale, d’éthique et de confiance. C’est une question de responsabilité, et toute personne qui prendrait cela à la légère ne mérite pas votre soumission.