Les Nouveaux Romans pour Adolescentes

Thumbs up for success by three multi cultural teenage school student friends made up of mixed race african american, oriental Japanese and caucasian all happy holding hands out to camera.

Mais QUI sont ces femmes qui n’écrivent que pour la teenage-girl money des intrigues sans histoires autour de filles prépubères qui gémissent comme des lycéennes de manga et tombent amoureuses de tous les hommes “beaux” qui les entourent ?

Moi j’aime bien les trucs cons tu vois, par exemple je suis vite absorbée par les téléfilms de Noël avec des jolies histoires d’amour les méchants caricaturaux qui deviennent gentils grâce à l’esprit de Noël et les morales sur la famille, le pardon et le regroupement. Mais ces derniers temps (depuis que j’ai fait l’acquisition d’un Kindle) j’ai lu de ces merdes intercidérales… Des romans notés 5 étoiles niais à souhait qui donnent envie de se tirer une balle tellement le personnage principal est stéréotypé.

Blonde, yeux violets, orphelines... Elle était destinée à faire le trottoir mais c'était sans compter sur le fait que c'est une extra-terrestre.
Blonde, yeux violet, orpheline… Elle était destinée à faire le trottoir mais c’était sans compter sur le fait que c’est une extra-terrestre.

Alors, c’est l’histoire d’une fille banale qui est un peu rebelle dans l’âme parce que le système dans lequel elle vit il est vraiment trop injuste. Notre Calimero du futur doit, aux choix : épouser un roi, épouser quelqu’un qui lui est désigné, épouser son amour d’enfance jusqu’au jour où elle rencontre un autre amoureux, épouser quelqu’un qui lui a été promis depuis la naissance… Bref, dans le futur, le monde a reculé dans la considération de la femme, on ignore pourquoi. D’ailleurs il y a parfois une “présidente” de la “république”, la plupart des femmes ont des hautes fonctions dans la société MAIS elles sont obligées de parader pour se faire épouser par des boloss.

Elle rencontre un garçon trop beau, et décide donc de détruire le système en place qui a empêché toutes les guerres et conflits depuis des générations.
Elle rencontre un garçon trop beau, et décide donc de détruire le système en place qui a empêché toutes les guerres et conflits depuis des générations.

Et cette fille (toujours la même, adolescente presqu’adulte, à l’aube de devenir quelqu’un, à l’âge de faire quelque chose pour la société comme choisir une caste, choisir un métier ou acquérir ses pouvoirs) évolue dans des univers similaro-différents. Tanto du post-apocalyptique dans un futur proche qui a donné naissance à une dystopie, tanto du space opera (en fait la fille, c’était une extra-terrestre kek…), tanto du Harry Potter en moins bien avec l’école de sorciers nazes qui te torture plus qu’elle ne t’enseigne des choses et ce, à chaque fois, lors de cours très particuliers donnés par des professeurs très sexy et très sévères (mais qui s’adoucissent face à l’insolence chronique dont est atteinte l’ado).

Tout ça est toujours excessivement mal traduit. “Traduit” car je n’ose insulter une version originale que je n’ai pas lue, mais la traduction, dans tous les cas, n’invente pas de vide scenaristique. C’est toujours mielleux, infâme de rébellion infantile et mièvre, plein de bien-pensance mais toujours dépourvu de solutions (et de vocabulaire), représentatif de rien, ni d’une classe d’âge, ni d’un système politique existant, tout est fade, sans saveur, agaçant même.

Ce serait de la lecture de divertissement, comme ces romans marrants achetés dans un Relay qu’on lit en une fois dans le train pour une contrée dépourvue de TGV (genre Toulouse ou Aurillac au pif) mais que neni point s’en faut ma bonne dame, certains de ces bouquins font 600 pages que j’ai parfois tournées sans les lire tellement les passages “amoureux” sont ridicules, longs et nombreux. Loin de moi l’idée de me prétendre experte en amour, mais personne ne vit l’amour tel qu’il est décrit dans ces livres (et heureusement…) au delà de la passion des premiers émois, l’amour paraît lourd, envahissant, étouffant. On se sent projeté dans l’intimité d’hormones en folie. Coincé dans les ascenseurs émotionnels d’une enfant maladroite, pas sûre d’elle, perdue (elle est souvent la seule à ne pas comprendre ce qu’il se passe alors que tout le monde maîtrise très bien et la regarde maternellement), et SURTOUT absolument pas humaine (elle ne prend que des décisions de merde, s’emporte pour rien, s’énerve pour rien, overreact pour tout), tout ça dans une non-histoire, linéaire.

Olala, je déteste vraiment la monarchie hein bouuuh la Monarchiiie ! Mais je veux quand même épouser le prince hein. Mais BOOOOUUUUH, oups pardon j'ai trébuché oulala quelle maladroite...
Olala, je déteste vraiment la monarchie hein bouuuh la Monarchiiie ! Mais je veux quand même épouser le prince hein. Mais BOOOOUUUUH, oups pardon j’ai trébuché oulala quelle maladroite…

A cela s’ajoutent :
– des descriptions des moindres vêtements que la fille enfile (toujours soulignant ses formes/courbes alors qu’elle fait du 34)
– des dialogues à vomir de pathétisme
– des sourires en coin qui font inexplicablement EXPLOSER le coeur de la fille
– des hommes tous plus stupides les uns que les autres
– des scènes infinies de questionnements existentiels merdiques (dois-je aller à l’encontre de ce que ma famille – adoptive – veut pour moi ? Dois-je avouer à John que j’aime Jack pour me libérer de ma culpabilité)

Je vous vois venir là ceux qui vont me dire “non mais tu n’es pas le public c’est normal”. Mais quand j’avais 17 ans non plus je n’étais pas le public de ce genre de délires sexuels de pucelle sans âme, sérieux ! “Non mais toi t’es mature alors que pour d’autres…” donc ce sont des livres pour des jeunes écervelées qui lisent ces conneries et deviennent encore plus écervelées à penser que l’amour c’est soit :

– un taré milliardaire qui t’enferme dans un donjon
– un extra-terrestre ultra beau qui vient te ramener à ta VRAIE famille
– un prince super riche qui te choisit parmi toutes les autres pauvresses
– un magicien hyper puissant et sexy qui te prend comme apprentie particulière parce que tu as du retard à rattraper (mais tkt, tu vas te débrouiller trop bien parce que t’es l’élue de la prophétie)
– un prince extra-terrestre milliardaire qui te fait l’amour avec de la magie. Perso j’ai la rubrique Hentaï de Pornhub pour ça, merci bien.

 

 

Et il y a des livres pour adolescents qui sont excellents et qui se passent de ces mièvreries dégueu. Harry Potter, La Trilogie de Bartimeus, Artemis Fowl, la Horde du Contrevent…. Ah merde, je cite que des livres dont le héros est un mec… Hmmm… Voyons….
Hunger Games (eh ouais, Hunger Games y’a pas (peu) d’histoire d’amour et la meuf est vraiment cool), La Zone du Dehors (là y’a de l’histoire d’amour passionnelle comme on peut réellement en vivre), La Quête d’Ewilan (c’est français en plus ça, et c’est joli tout plein), Hell (ça parle d’une pauvre petite fille riche finie à la coke), La Cinquième Vague, The Paper Magician etc…….

Mais nan, y’a fallu que des connasses d’américaines créent des histoires à la con pour des ados qui connaissent pas le monde du travail (bah ouais, confessions d’une accro au shopping c’était trop philosophique et engagé pour les pitchounes), l’amour, les garçons ou la politique.

C’est tellement facile d’écrire pour des illettrés et des idiotes… On dirait que l’auteur se dit “ouais enfin déjà faudra qu’elle arrive à déchiffrer, donc ça va y’a de la marge avant qu’elle s’interroge sur la présence ou non d’une histoire, et la cohérence ou non de mon système dystopique mis en place”. Y’a pas de rebondissement, pas de folie, aucune création d’univers, pas de vraie magie, pas de poésie, aucune idée de qui sont les personnages (bah non, tout est écrit à la première personne du singulier, donc forcément, les points de vue c’est pas ce qui foisonne quoi…), aucune profondeur psychologique.

C’est de la merde pour laquelle je suis bien contente de ne pas payer grâce à un abonnement Amazon fort sympathique.

Voilà c’est bon je suis calmée.

Si vous ne voulez surtout pas lire les livres dont je parle :
– La Voleuse de Secret : Des débiles mentaux qui voyagent dans des bibliothèques et s’attaquent sans aucune cohérence avec des vampires, des loups-garous, des sorcières, des mages, des rois…
– La Sélection (et les 6 autres livres qui suivrent + le film qui sort en 2018) : Une héroïne qui tombe (littéralement, au sol) 100 fois par chapitre, elle trébuche sans arrêt, se prend les pieds dans tous les tapis, se jette au sol sans raison. Elle est pitoyable, bête, ne prend QUE des mauvaises décisions, parle à tort et à travers et joue un jeu nul à chier avec un mec qu’elle doit séduire.
– Sorcière malgré elle : le titre parle de lui même. Une ennième orpheline qui hérite d’une maison ancestrale et qui apprend que sa famille a fondé la ville (ouais le principe de “fondateurs” qui n’existe qu’aux Etats-Unis parce que leur pays a 12 ans) et qui va découvrir qu’elle a des pouvoirs et tomber amoureuse du PREMIER mec qu’elle croise (vraiment, le premier).
Sous d’autres étoiles (The Kricket Series) : une ORPHELINE qui découvre qu’elle est une extra-terreste (en même temps elle a les cheveux blancs et les yeux violets, elle s’attendait à quoi) et qui tombe amoureuse de son kidnappeur (ou comment enseigner le bon vieux syndrome de Stockholm à tes filles “Si le monsieur qui t’enlève il est beau, tu peux le suivre ma chérie”)
– Delirium : Dans une société où l’amour est une maladie (mais what ?) les jeunes gens sont opérés à 18 ans (bah oui tout le monde sait qu’à 18 ans la croissance est finie) pour qu’on leur retire l’amour. Ils doivent ensuite épouser un mec choisit entre 3 (mais si tu ressens rien pourquoi tu peux choisir ?) pour fonder une famille (pourquoi faire ? Pourquoi pas juste engrosser les bonnes femmes et éduquer les enfants à la Platon ? Surtout si toi tu peux pas aimer ton gosse et que lui peut aimer….). Une ORPHELINE tombe amoureuse d’un mec qui s’est pas fait opérer parce que c’est un fifou marginal.
– 50 Shades of Grey : A gerber tant cette vierge « magnifique » de 23 ans est une honte à l’espèce humaine.
– L’Elite
– Immortels
– Tous les livres dont la couverture est le visage d’une femme réelle (une mannequin de 15 ans et demi en général).