Un pour cent de ma soumission

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Ceci est un article léger. Bienvenue dans ma tête. (J’espère que l’image vous plaît, je la trouve vraiment cringe à souhait.)

Le Dominant et la soumise

Il me tient par la nuque et serre, fort, pour me rappeler qui je suis. Je me sens protégée, rassurée de sentir sa présence, infiniment reconnaissante qu’il prenne la peine de m’honorer de son étreinte. Je me redresse, je me sens plus forte, plus résistante. J’ai envie d’être impeccable, de le rendre fier.
Il desserre sa main et effleure mon dos, mon bras et caresse mes doigts. Une vague de douceur m’envahit, j’ai envie de me blottir dans ses bras, je pourrais fondre, me liquéfier. J’ai envie de me mettre à genoux pour lui signifier toute l’admiration et le respect qu’il m’inspire. C’est presque plus fort que moi. Mais nous sommes en public, je ne peux que lever les yeux vers lui et lui sourire simplement.

Le Daddy et la little girl

Euphorique, j’ai envie d’appuyer sur le nez de tous les gens que je croise, je sautille, je suis contente de tout ce qu’il se passe autour de moi. Il fait beau, j’ai envie de courir dans tous les sens et de lui faire des milliers de bisous, je le tire par la main pour qu’il aille plus vite. « J’ai envie de manger des tonnes de bonbons !  » Il me fait un demi-sourire attendri « ah oui ? Quels bonbons ? » Je réfléchis quelques secondes « Des sucettes ! » (sortez vos idées coquines de vos têtes, j’ai approximativement 7 ans d’âge mental à ce moment là hein !) . Il lève un sourcil « Qu’est-ce qu’on dit ? » « Je peux avoir des sucettes s’il te plaît ? » il fait non de la tête « tu n’as pas oublié quelque chose ? » « Je peux avoir des sucettes s’il te plaît Daddyyyyyyy ? ». Il me caresse la tête « Okay, allez, va chercher tes sucettes ».
Dans ses gestes, dans ses regards, dans sa façon de se déplacer, il est présent. Je sens son regard sur moi, il ne me quitte pas des yeux. Je suis sa little girl qui vagabonde dans le magasin et qui n’arrive pas à attraper les paquets trop hauts, je suis sa little girl vulnérable et qu’il veut protéger, préserver, avec laquelle il est plus indulgent, à laquelle il pardonne les fautes.

Le Brat Tamer et la brat

La répression de ce que je veux me donne envie plus encore, alors que ce qu’il attend de moi est d’être patiente, de subir ma frustration en silence. J’ai beau savoir, j’ai beau connaître ses attentes, une part de moi voudrait défier, forcer l’obtention. Cette part de moi prend parfois le dessus et devient cette petite fille insolente qui, mécontente de ne pas avoir exactement ce qu’elle souhaite au moment où elle le souhaite, gère la frustration avec une attitude exécrable qu’il déteste. Et, alors que ses regards et son agacement me calment immédiatement en d’autres circonstance, cette petite fille ne se laisse pas taire par cette froideur, elle n’en est que plus excitée.

Il me met au défi de venir l’embrasser. Il attend de moi que je ne le fasse pas, mais le voir lécher sa lèvre inférieure, le voir sourire, apercevoir le bout de sa langue me donne une envie irrépressible de me jeter sur lui. Son emprise sur mes cheveux est légère, chaque fois qu’il sent dans mon regard que je vais vers ses lèvres, il resserre, comme pour rappeler calmement que je n’aurai pas ce que je veux. Il lève un sourcil. Cette fois c’est un regard de défi et, bientôt, son regard deviendra plus froid, si je tente encore, si j’essaie encore.

Et j’essaie encore. Il me fait mal et, au lieu de faire preuve d’humilité, je souris, insolente, fière, gâtée. Il tire d’un coup mes cheveux en arrière, se relève, me forçant à me mettre à genoux. Il ne sourit plus, il n’y a pas une once de gentillesse dans son regard. Il n’est pas en colère, il est simplement extrêmement sérieux. Je soutiens son regard, dans ma tête je me dis « pfff ça n’est pas si dur que ça de te regarder dans les yeux » sa mâchoire se contracte, il pince les lèvres. Mon assurance se craquelle, je perds petit à petit ma contenance, mais la petite fille insolente n’a pas envie de se laisser faire comme cela, elle sourit à nouveau.

La claque m’arrache un gémissement, je baisse les yeux instantanément. La petite fille insolente a disparu, elle m’a lâchée la vilaine, me laissant seule face à lui, dépourvue de toute excuse pour mon attitude. Je demande pardon, humblement, je reste à genoux, pendant de longues minutes, autant qu’il le voudra. Et je ne m’en plaindrai pas, je lui ai manqué de respect, je suis mécontente de moi, et, à la fois, je suis heureuse que ma soumission se renforce.

Le Pet Owner et la pet 

J’ai froid, je frissonne, et j’ai un peu sommeil aussi. Je n’ai plus envie de verbaliser ce que je vis et j’ai besoin d’être une petite boule qui ne cérébralise rien. Mes yeux sont ouverts en grand, comme ceux d’une enfant qui regarde les étoiles. Je grogne, je ronronne, je frotte ma tête contre son épaule. Je vais finir par me rouler en boule sur ses genoux et, avec une douceur extrême que je ne connais que chez lui, il va me caresser la tête, les bras, le dos. Lorsqu’elle passe près de moi, sa main m’attire et je mets des coups de langues à son poignet, affectueusement, simplement pour lui montrer que je suis reconnaissante de ces moments de douceur.

Le Sadique et l’esclave

Il n’est pas souvent présent. Il est retenu par les autres qui ne l’aiment pas trop. Mais parfois je la vois, la lueur, l’envie de me faire mal (et non pas l’envie de me faire DU mal). Je n’ai rien fait ou dit de particulier. Je suis sage, douce, docile. Je suis souriante mais lui ne sourit pas. Il me regarde sans me regarder, il respire différemment, se tient différemment, comme aux prises avec un débat intérieur.
« Tout va bien ? »
Il claque des doigts, je suis à genoux, face à lui, comme je suis supposée faire. « Retourne toi ». C’est rare que je doive lui tourner le dos, mais je sais très bien ce qu’il se passe, je me retourne et je me mets immédiatement à quatre pattes, sans attendre son ordre. Je suis résignée. J’entends sa respiration, un frisson me parcourt quand le son de la boucle de sa ceinture se fait entendre.

C’est vrai que vu comme ça, ça frôle l’internement psychiatrique, pourvu que ma mère ne tombe jamais là dessus ^^